Evolution de la réglementation de l'accès libre en salle de sport

Accès libre en salle de sport : ce que change la nouvelle réglementation qui entre en vigueur le 1er mai 2026

Dernière mise à jour : 28 avril 2026
Mathias Allagnat - Directeur Général de Fitness Boost
Mathias Allagnat

Un arrêté du 4 février 2026 et publié au Journal officiel le 15 avril autorise officiellement l’ouverture des salles de sport en accès libre, sans personnel sur place. Il entre en vigueur dès le 1er mai 2026.

Si vous gérez une salle de sport, un studio de pilates, de yoga, un centre EMS, une box de CrossFit ou tout autre espace dédié à la pratique sportive, cet article vous concerne directement. Concrètement, ce nouveau cadre vous permet d’accueillir vos clients à 6h du matin, à 23h ou même en pleine nuit sans qu’un coach soit physiquement présent, à condition de respecter un cahier des charges précis.

Le texte concerne les ERP de 5e catégorie, c’est-à-dire les établissements dont la capacité théorique d’accueil reste inférieure à 200 personnes. Un studio de yoga, un box CrossFit, une salle de fitness moyenne ou un Basic Fit en format compact sont concernés, et les très grands clubs en sortent.

L’enjeu n’est pas anecdotique : Basic Fit a par exemple déjà annoncé qu’environ 200 de ses clubs en France allaient basculer en mode totalement sans personnel la nuit dès mai 2026, avec à la clé une économie attendue d’environ 10 millions d’euros par an.

Accès libre en salle de sport – ce qu’il faut retenir :

  • La nouvelle réglementation sur l’accès libre en salle de sport entre en vigueur le 1er mai 2026.
  • Sont concernés tous les ERP de 5e catégorie (capacité théorique inférieure à 200 personnes, soit environ 800 m² d’aire d’activité maximum) : salles de sport, studios de yoga, pilates, EMS, box CrossFit.
  • Pour être éligible à l’accès libre, votre salle doit être située en rez-de-chaussée et hors d’un centre commercial.
  • Une salle de sport en accès libre peut accueillir au maximum 19 personnes en même temps. Au-delà, la présence de personnel devient obligatoire.
  • Avant toute ouverture en accès libre, vous devez prévenir le SDJES, le SDIS et votre mairie par lettre recommandée.
  • Les équipements obligatoires incluent un système de comptage qui bloque physiquement à 19 personnes, une télésurveillance agréée CNAPS (caméras dans la salle, bouton d’alerte audio dans les vestiaires sans caméra), une signalétique complète et des CGV à jour.
  • L’accès libre est strictement interdit aux mineurs (même accompagnés) et l’introduction de vélos ou trottinettes électriques dans la salle est interdite.
  • Le coût de mise en conformité démarre autour de 1 500 à 3 000 € (si la salle est déjà équipée d’un badge, d’un logiciel de gestion et d’une sécurité incendie à jour) et peut monter à 6 000-10 000 € si vous partez de zéro, auquel s’ajoute un abonnement mensuel de télésurveillance de 50 à 150 €.
  • Aucune période de tolérance officielle n’est prévue ; si vous n’êtes pas prêt au 1er mai, envisagez de suspendre vos créneaux d’accès libre plutôt que de continuer en zone grise.

Ce que dit la loi sur les règles pour l’accès libre

Le texte de référence est l’arrêté du 4 février 2026, qui modifie un article appelé « PE 27 » dans la réglementation incendie des établissements recevant du public. En clair, cet article fixe les règles de surveillance dans les ERP. Jusqu’à présent, il imposait la présence d’un responsable sur site dès qu’il y avait du public. Désormais, il prévoit une exception pour les salles qui respectent certaines conditions.

Pour ouvrir une salle de sport (ou tout autre ERP de 5e catégorie) sans surveillance permanente, vous devez respecter deux conditions :

  • Pas plus de 19 personnes en même temps dans la salle pendant les créneaux sans personnel, et réservation obligatoire pour s’entraîner ;
  • Respect d’un cahier des charges officiel publié par les ministères de la Sécurité civile et des Sports, qui détaille toutes les mesures à prendre.

Trois autorités sont impliquées dans le suivi : le SDJES (Service Départemental Jeunesse, Engagement et Sports), le SDIS (les pompiers, qui contrôlent la sécurité incendie) et la mairie. Les trois doivent être informées avant toute ouverture en accès libre, et chacune peut effectuer un contrôle inopiné à n’importe quel moment.

À noter : le seuil de 19 personnes n’est pas négociable. Au-delà, vous devez obligatoirement avoir quelqu’un sur place.

Quelles conséquences pour les salles de sport qui veulent faire de l’accès libre?

Sur le plan juridique : enfin un cadre clair

Désormais, tant que vous respectez le cahier des charges, vous êtes en règle. C’est une vraie sécurisation pour tous les exploitants qui jouaient déjà la carte du 24/7 ou des horaires étendus.

Avant cet arrêté, l’accès libre vivait dans une tolérance locale. Selon le département, voire selon l’inspecteur, la même salle pouvait être laissée tranquille pendant des années ou se voir contrainte de fermer du jour au lendemain.

Le marché y voit clairement une opportunité : Basic Fit, qui exploitait jusqu’ici son 24/7 avec un montage juridique fragile (du personnel de jour, puis seulement du personnel externe de maintenance la nuit avec contact client par interphone), a obtenu confirmation des autorités françaises que 200 de ses clubs entrent dans le nouveau cadre. Pour les 100 autres, plus grands, le groupe a annoncé qu’il maintiendrait du personnel.

Sur le plan opérationnel : ce qui vous attend

C’est là que les choses se corsent. Mettre une salle aux normes représente un investissement à la fois en matériel et en temps. Concrètement, vous devez prévoir :

  • Un système de contrôle d’accès qui bloque physiquement à 19 personnes. Tourniquet, portique, ou serrure connectée à badge ou QR code. Comptez 500 à 1 500 € si vous avez déjà un badge à mettre à jour, et jusqu’à 5 000 € pour un tourniquet complet neuf. Vous aurez aussi besoin d’un système de réservation de créneaux pour les adhérents.
  • Un abonnement de télésurveillance professionnelle (type Securitas, Verisure, Homiris…) avec installation de caméras dans les zones de pratique et boutons d’alerte. Comptez 500 à 2 000 € à l’installation selon la taille de la salle, puis 50 à 150 € par mois d’abonnement.
  • Une refonte de vos documents commerciaux (CGV, règlement intérieur). Comptez 300 à 1 000 € si vous passez par un juriste.
  • De la signalétique partout : consignes d’évacuation, fiches d’utilisation des boutons d’alerte, interdictions affichées à l’entrée, consignes d’utilisation à proximité de chaque machine. Budget 100 à 500 € pour l’impression et la fixation.
  • Une mise à niveau de la sécurité incendie si elle n’est pas déjà au standard : extincteurs en nombre suffisant (un par tranche de 300 m² minimum), alarme audible partout, éclairage de secours fonctionnel, issues de secours toujours dégagées. Budget nul si vous êtes déjà aux normes, variable sinon.
  • La mise en place d’un dispositif d’auto-évaluation, via lequel l’adhérent qui s’entraine en accès libre se responsabilise.
  • Si votre salle a un ou plusieurs étages : la condamnation physique des étages et sous-sols pendant les créneaux d’accès libre. Concrètement, vous pouvez continuer à exploiter vos étages quand un coach est présent, mais dès que vous passez en accès libre, les étages doivent être verrouillés ou barrés et les équipements qui s’y trouvent neutralisés. Seul le rez-de-chaussée reste accessible. Cas particulier des mezzanines :  les mezzanines d’une taille inférieure à 50% de la surface du rez-de-chaussée et sans pièce qui peut être fermée sont autorisées.

Investissement total réaliste : autour de 1 500 à 3 000 € pour une salle déjà bien équipée (badge existant, logiciel moderne, sécurité incendie à jour), 3 000 à 6 000 € pour un cas intermédiaire, et entre 6 000 à 10 000 € si vous partez de zéro.

À cela s’ajoutent des interdictions à appliquer strictement : pas d’accès libre aux mineurs (même accompagnés, même avec autorisation parentale), interdiction des vélos et trottinettes électriques dans la salle, interdiction de recharger toute batterie dans l’établissement (risque d’incendie). Et certaines salles sont d’office exclues du dispositif, sans dérogation possible : celles situées en centre commercial, celles dont les espaces de pratique sont à l’étage ou en sous-sol (sans rez-de-chaussée exploitable), et celles dont la capacité théorique dépasse 199 personnes.

Concrètement, qu’est-ce qui va changer pour votre club ?

L’impact réel dépend du fonctionnement de votre établissement aujourd’hui.

Cas n°1 : club ouvert en horaires de jour, avec personnel présent en permanence

Si vous fonctionnez en mode classique et que vous ne souhaitez pas changer ce modèle, rien ne change pour vous. Vous n’avez aucune démarche à faire. Si en revanche vous voulez profiter de cette nouvelle possibilité pour ouvrir des créneaux le matin tôt, le soir tard ou le dimanche sans devoir embaucher, c’est désormais une option viable à condition de monter le dossier de mise en conformité avant d’ouvrir le premier créneau libre.

Cas n°2 : club avec horaires étendus, parfois sans personnel

C’est le cas le plus directement concerné. Vous avez sans doute déjà une partie de votre activité en accès libre, plus ou moins formalisée. Le 1er mai 2026 marque la date à laquelle vous devez être officiellement aux normes. Deux étapes essentielles :

  1. Prévenir les autorités : courrier en recommandé au SDJES, au SDIS et au maire de votre commune, en précisant les jours et horaires d’accès libre.
  2. Vous mettre matériellement aux normes : système de comptage qui bloque à 19, télésurveillance CNAPS, signalétique, CGV à jour, condamnation des étages le cas échéant. C’est l’investissement principal et il prend du temps, comptez plusieurs semaines à quelques mois selon votre point de départ.

Cas n°3 : club ouvert 24h/24, 7j/7

Le modèle 24/7 est explicitement reconnu par la nouvelle réglementation, mais il devient pleinement encadré. Tout ce qui est décrit dans cet article s’applique en permanence, sans interruption. Un point à anticiper : vous (ou un représentant désigné) devez être joignable à toute heure et capable de vous rendre sur place rapidement en cas de contrôle inopiné. Un avis affiché de manière visible depuis l’extérieur de la salle doit indiquer les horaires d’accès libre, votre nom et un numéro de téléphone joignable à tout moment.

C’est précisément l’arbitrage que des enseignes comme Basic Fit ont fait : 200 clubs en accès libre nocturne complet, et personnel maintenu de nuit dans les 100 clubs trop grands. Si vous gérez plusieurs sites, vous devrez probablement faire le même tri.

Les gagnants et les perdants de la réforme sur l’accès libre

Trois profils sortent gagnants de cette réforme. D’abord, les exploitants qui pratiquaient déjà l’accès libre en zone grise et dont la salle est déjà en rez-de-chaussée avec une capacité compatible. Pour eux, la mise en conformité est rapide et l’incertitude juridique disparaît. Ensuite, les chaînes de salles au format compact (Basic Fit en tête, Fitness Park, Gold’s Gym, etc.) qui peuvent industrialiser le passage à l’accès libre sur l’ensemble de leur parc de clubs. Enfin, les prestataires de télésurveillance (Securitas, Verisure, Homiris) et les éditeurs de logiciels de gestion (Sportigo, Magicline, etc.) qui voient s’ouvrir un marché captif de mise en conformité.

Deux grands perdants peuvent être identifiés à la suite de cette réforme. Les très grandes salles (au-delà de ~800 m² d’aire d’activité) sont exclues d’office, comme les gros formats Fitness Park, On Air Fitness, Basic Fit XXL, et certains L’Orange Bleue. Mais les vrais perdants sont surtout les salles qui ne respectent pas les critères de format : centres commerciaux (exclus même en rez-de-chaussée), espaces de pratique à l’étage ou en sous-sol, et les clubs dont la trésorerie ne permet pas d’absorber l’investissement initial sans mettre à mal leur rentabilité.

Quelle tolérance à partir du 1er mai 2026 ?

C’est la question que tout le monde se pose, et la réponse honnête est la suivante : il n’y a pas de période de tolérance officielle. Le 1er mai 2026 est la date à laquelle le cadre devient applicable. À partir de cette date, en théorie, un contrôle inopiné peut sanctionner toute non-conformité.

Dans la pratique, l’expérience des contrôles antérieurs suggère néanmoins quelques nuances. Les autorités (SDJES, SDIS, maire) ont historiquement fait preuve de pragmatisme avec les exploitants qui démontrent une démarche de bonne foi : déclaration envoyée, prestataire de télésurveillance contractualisé, dispositif de contrôle d’accès en cours d’installation. À l’inverse, les exploitants qui continueraient à pratiquer l’accès libre sans avoir prévenu les autorités, ou en ignorant délibérément le cahier des charges, s’exposent à des sanctions immédiates : fermeture administrative de l’activité d’accès libre, voire mise en cause pénale en cas d’accident.

Si vous n’êtes pas prêt au 1er mai, envisagez sérieusement de suspendre vos créneaux d’accès libre jusqu’à conformité complète plutôt que de continuer en zone grise. C’est moins coûteux qu’un contrôle qui tourne mal. Si vous êtes en cours de mise en conformité, gardez systématiquement les preuves (devis, contrats signés, courriers envoyés), elles seront votre meilleur atout en cas de visite.

Comment respecter la loi si votre salle de sport fait de l’accès libre ?

Voici les étapes concrètes à suivre pour respecter la loi :

1. Vérifiez si votre salle est éligible : rez-de-chaussée uniquement (les étages et sous-sols sont exclus, mais vous pouvez exploiter votre RDC en accès libre tout en condamnant l’accès aux étages), ERP hors d’un centre commercial, et enfin capacité théorique inférieure à 200 personnes.

2. Prévenez les autorités compétentes. Avant la première ouverture en accès libre, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception au SDJES, au SDIS et à votre mairie. Le vadémécum publié par Active-FNEAPL (la fédération professionnelle du secteur) propose un modèle de courrier prêt à l’emploi.

3. Élaborez un « schéma d’organisation de la sécurité » spécifique aux créneaux sans personnel. Il s’agit simplement d’un document écrit qui décrit comment fonctionne la sécurité dans votre salle quand il n’y a personne. Concrètement : quelles zones sont fermées (étage, salles techniques, bureaux), où sont les boutons d’alerte, quel est le parcours d’évacuation, qui contacter en cas de problème, quelles sont les consignes affichées. Si la configuration de votre salle est strictement la même qu’avec personnel, vous n’avez pas besoin d’un schéma séparé mais vous devrez pouvoir l’expliquer en cas de contrôle.

4. Installez un système de comptage qui bloque à 19 personnes. Si vous utilisez déjà un logiciel de gestion type Resamania, Heitz System, Deciplus ou autre, contactez votre éditeur : la plupart ont développé ou sont en train de développer des modules dédiés à l’accès libre, qui synchronisent les inscriptions par créneau avec le contrôle d’accès physique (badge, QR code, application mobile). Le client doit également pouvoir voir, au moment de réserver, combien de personnes sont déjà inscrites sur le créneau qu’il choisit. L’inscription peut se faire à tout moment, y compris depuis un smartphone devant la porte.

5. Mettez en place la télésurveillance agréée CNAPS. Précision importante car c’est souvent mal compris : personne ne regarde vos caméras 24h/24. Le système fonctionne sur déclenchement. Quand un client appuie sur le bouton d’alerte, un téléopérateur du prestataire (Securitas, Verisure, Homiris…) prend le relais, établit le contact audio, regarde les images de la caméra concernée pour évaluer la situation (« levée de doute »), et appelle les secours si nécessaire. Le système doit comprendre des caméras dans les zones de pratique (mais jamais dans les vestiaires, pour des raisons de respect de la vie privée), au moins un bouton d’alerte dans la salle, et un bouton d’alerte dans les vestiaires (avec système audio uniquement, sans caméra). Le prestataire doit obligatoirement être agréé par le CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité). Les coachs et autres employés de votre salle ne peuvent pas remplir ce rôle, même s’ils sont d’astreinte téléphonique.

6. Mettez à jour vos CGV et votre règlement intérieur. Ce sont les documents que vos clients acceptent au moment de souscrire un abonnement. Plusieurs nouvelles clauses doivent y figurer obligatoirement :

  • Une auto-évaluation santé : avant d’avoir accès à la salle en mode libre, le client doit cocher 9 propositions concernant sa santé (douleurs cardiaques, antécédents familiaux, grossesse, traitements médicaux, dopage, etc.). S’il s’identifie dans au moins une, il est fortement encouragé à consulter un médecin avant de pratiquer.
  • L’interdiction explicite des mineurs en accès libre, sans exception possible.
  • L’interdiction des vélos à assistance électrique (VAE) et engins motorisés (trottinettes, gyropodes, hoverboards) dans l’établissement, ainsi que de la recharge de leurs batteries.
  • Une information claire sur le fait que pendant les créneaux sans personnel, aucune assistance immédiate n’est assurée et qu’il est fortement déconseillé de pratiquer seul.

7. Affichez tout ce qui doit être affiché. Consignes d’évacuation incendie avec numéros d’urgence, fiches d’utilisation des boutons d’alerte (une près de la salle, une dans les vestiaires), interdiction d’accès aux mineurs, interdiction des VAE/EDPM, avis de contrôle visible depuis l’extérieur avec vos coordonnées. Et à proximité de chaque machine de musculation ou de cardio, ses consignes d’utilisation. Pensez aussi à mettre à jour vos affichages liés aux obligations sur les violences et discriminations, qui s’ajoutent à toutes les autres. Dernier conseil pratique : constituez un dossier de conformité unique (papier ou numérique) regroupant tous ces éléments. En cas de contrôle, c’est ce dossier qui fera la différence.

En conclusion

Si vous voulez proposer de l’accès libre dans votre salle, mettez-vous aux normes avant le 1er mai 2026. La nouvelle réglementation transforme une zone grise risquée en cadre sécurisé à condition de jouer le jeu complètement. Pour les autres, rien ne change : continuez à fonctionner avec personnel comme aujourd’hui.

Pour avoir les détails de ce changement, nous vous suggérons de consulter le vadémécum très complet publié par Active – FNEAPL.

Questions fréquentes sur les règles de l’accès libre :

Quels sont les principaux changements de la nouvelle réglementation sur l’accès libre en salle de sport ?

Les principaux changements de la nouvelle réglementation sur l’accès libre en salle de sport sont l’autorisation officielle d’ouvrir sans personnel pour les ERP de 5e catégorie, la limite stricte de 19 personnes simultanément (avec inscription obligatoire), la limitation au rez de chaussée, l’obligation d’une télésurveillance agréée CNAPS et l’interdiction d’accès aux mineurs.

Qui est concerné par la nouvelle réglementation sur l’accès libre ?

La nouvelle réglementation sur l’accès libre concerne toutes les salles de sport, studios de yoga, pilates, EMS et box CrossFit classés en ERP de 5e catégorie (moins de 200 personnes en capacité théorique). Les très grandes salles, celles en centre commercial et celles dont l’espace de pratique est en étage ou en sous-sol sont exclues et ne peuvent pas faire d’accès libre.

Quand entre en vigueur la nouvelle loi sur l’accès libre en salle de sport ?

La nouvelle loi sur l’accès libre en salle de sport entre en vigueur le 1er mai 2026. Elle s’appuie sur l’arrêté du 4 février 2026 modifiant l’article PE 27 du règlement de sécurité incendie des ERP.

Combien de personnes peut accueillir une salle de sport en accès libre ?

Une salle de sport en accès libre peut accueillir au maximum 19 personnes en même temps, qui doivent obligatoirement avoir réservé au préalable. Au-delà, la présence de personnel devient obligatoire et un dispositif technique (tourniquet, portique, badge) doit physiquement empêcher l’entrée de la 20e personne.

Quelle tolérance les autorités appliqueront-elles à partir du 1er mai 2026 ?

Aucune tolérance officielle n’est prévue à partir du 1er mai 2026. En pratique, les autorités (SDJES, SDIS, maire) tendent à se montrer pragmatiques avec les exploitants de bonne foi (déclaration envoyée, devis signés). En revanche, continuer en zone grise sans avoir prévenu les autorités expose à une fermeture administrative immédiate.

Une salle de sport sur deux étages peut-elle proposer l’accès libre ?

Une salle de sport sur deux étages peut proposer l’accès libre uniquement au rez-de-chaussée. Pendant les créneaux sans personnel, l’étage doit être physiquement condamné (porte verrouillée, barrière) et les équipements neutralisés. Côté mezzanine, seules les mezzanines d’une taille inférieure à 50% de la surface du rez-de-chaussée et sans pièce qui peut être fermée sont autorisées.

Un studio de sport en appartement peut-il proposer l’accès libre ?

Un studio de sport en appartement peut proposer l’accès libre uniquement si l’appartement est en rez-de-chaussée. Il faut aussi que le règlement de copropriété autorise l’exploitation commerciale et que l’activité soit déclarée comme ERP.

Combien coûte la mise en conformité pour l’accès libre ?

Le coût de mise en conformité pour l’accès libre démarre autour de 1 500 à 3 000 € si votre salle est déjà équipée (badge existant, logiciel de gestion, sécurité incendie à jour), et peut monter à 6 000-10 000 € si vous partez de zéro. S’y ajoute un abonnement mensuel de télésurveillance CNAPS de 50 à 150 €.

Les mineurs peuvent-ils accéder à une salle de sport en accès libre ?

Non, les mineurs ne peuvent pas accéder à une salle de sport en accès libre, sans aucune exception, et même accompagnés d’un adulte ou avec autorisation parentale. Cette interdiction doit figurer dans les CGV et être affichée à l’entrée.

Faut-il une caméra dans les vestiaires pour l’accès libre ?

Non, aucune caméra n’est autorisée dans les vestiaires (RGPD). En revanche, un bouton d’alerte avec système audio (sans image) y est obligatoire, relié à l’opérateur de télésurveillance.


Sources

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Mathias Allagnat - Directeur Général de Fitness Boost
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